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Maroc - Sidi Wassey

Découvre le dossier 

Ce voyage a été préparé plusieurs mois en amont. Afin de présenter notre démarche et trouver des partenaires pour financer cette aventure, nous avons créé un dossier de présentation détaillant nos objectifs, notre organisation et les valeurs qui portaient ce projet.

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Une vie à Sidi Wassay: Sidi Wassay, Maroc – À la rencontre d’un territoire et de ses habitants

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 Entre mer et désert : les premiers pas à Sidi Wassay


À notre arrivée à Sidi Wassay, nous avons découvert un territoire situé entre l’océan et les paysages désertiques du sud marocain. Nous arrivions dans un lieu totalement inconnu, au sein d’une petite association locale appelée Tofolati, sans connaître aucune des personnes qui allaient nous accueillir.

Nous étions un groupe de douze jeunes, accompagnés par douze jeunes Marocains qui faisaient vivre cette association au cœur d’un petit village où peu d’Européens avaient eu l’occasion de venir. Dès les premiers instants, nous avons été accueillis avec beaucoup de curiosité, mais aussi avec la découverte de deux cultures qui ne se connaissaient pas encore.

Notre arrivée a été encadrée par les autorités locales : nos passeports ont été enregistrés auprès de la gendarmerie afin de garantir un suivi de notre présence dans le village.

Les premiers échanges avec les habitants n’ont pas été immédiats. Nous avions conscience d’arriver dans un environnement avec ses propres codes, ses traditions et son histoire. Nous avons dû apprendre à observer, à comprendre et à trouver notre place sans imposer notre manière de penser ou notre vision du monde.

Nous avions notamment été sensibilisés aux différences culturelles et sociales, particulièrement concernant la place des femmes dans la société locale. Cela nous a amenés à réfléchir à la manière d’aller à la rencontre des habitants avec respect, en créant un échange basé sur l’écoute plutôt que sur l’intervention.

Alors une question s’est posée à nous : comment créer un véritable lien avec les personnes du village ?

Petit à petit, nous avons commencé à découvrir notre nouvel environnement : les petits marchés locaux, les habitations simples, les paysages autour du village et le quotidien de ses habitants.

Puis est venu le début du chantier. À travers le travail collectif, les gestes partagés et les moments du quotidien, les premières barrières ont commencé à tomber. C’est ainsi que notre aventure à Sidi Wassay a réellement commencé.

Les chantiers 

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Le premier chantier consistait à rénover plusieurs habitations.
Nous participions aux travaux de maçonnerie, notamment au coulage du ciment, à la réalisation des chapes et à la peinture intérieure afin d'améliorer les conditions de vie des familles concernées.

Le second chantier avait une dimension particulièrement créative. Nous travaillions pour une association qui accueille les jeunes enfants lorsque leurs mères sont occupées ou travaillent.
L'objectif était de transformer un espace vide en une véritable aire de jeux.

Pour cela, nous avons récupéré des matériaux dans le village — pneus, tuyaux et autres éléments destinés à être réemployés — afin de construire des jeux colorés et durables. Chaque objet retrouvait une nouvelle vie grâce à l'imagination et au travail collectif.

J'ai eu la chance de prendre en charge la réalisation d'une grande fresque murale, une première pour moi. J'étais responsable de la conception artistique, mais aussi de l'organisation d'une équipe de bénévoles. Ensemble, nous avons imaginé une succession de portes inspirées de l'architecture marocaine. Derrière chacune d'elles s'ouvrait un univers différent, comme une invitation au voyage. Mon souhait était que les enfants puissent rêver en regardant ce mur et s'imaginent franchir ces portes pour découvrir d'autres mondes.

J'ai peint les premiers croquis, puis chacun s'est approprié une porte en y apportant sa créativité. Certaines représentaient le Canada, d'autres une ville française ou un paysage imaginaire. J'avais volontairement laissé plusieurs portes vides afin que les futurs groupes de volontaires puissent, eux aussi, y laisser leur empreinte au fil des années.

Cette expérience a marqué un tournant dans mon parcours.
C'était la première fois que je coordonnais une équipe autour d'un projet artistique de cette ampleur. J'y ai découvert le plaisir de transmettre, d'encourager des personnes qui pensaient ne pas savoir dessiner et de voir chacun prendre confiance au fil des coups de pinceau. Ensemble, nous avons créé bien plus qu'une fresque : un projet collectif dont je garde aujourd'hui encore un souvenir profondément inspirant.

les petits  déjeuner offerts par les propriétaires des chantiers

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"La fatigue qui s’accumulais, avec nos grosses journées sous le soleil"

"une expérience qui n’était pas de tout repos"

Le village 

🛠️ Deux chantiers, un objectif commun

Notre mission s'organisait autour de deux chantiers menés en parallèle. Nous étions répartis en équipes de quatre à six personnes, composées à parts égales de jeunes Marocains et Français. Cette organisation favorisait les échanges et nous permettait de travailler ensemble malgré nos différences de langue, de culture et d'expérience.

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Apprendre à vivre autrement

L'un des plus grands apprentissages de ce voyage n'a pas été le chantier, mais notre manière de vivre au quotidien.

Les premiers jours, l'absence de confort a surpris une grande partie du groupe. Nous découvrions un mode de vie beaucoup plus simple que celui auquel nous étions habitués. La vaisselle se faisait à l'extérieur, avec une simple bassine, une éponge et un robinet installé dans le jardin. Les sanitaires étaient très rudimentaires, les dortoirs modestes, et nous partagions tous nos repas autour d'un même plat, assis les uns à côté des autres.

Au début, ces habitudes demandaient une véritable adaptation. 

Puis, sans même nous en rendre compte, elles sont devenues naturelles. Ce qui nous semblait inconfortable les premiers jours est devenu notre quotidien.

Avec le recul, je réalise que ce n'est pas le manque de confort qui m'a marquée, mais tout ce qu'il laissait apparaître. En vivant plus simplement, nous passions davantage de temps ensemble. Les repas devenaient des moments de partage, les tâches du quotidien étaient réalisées collectivement et chacun prenait naturellement soin du groupe.

À mon retour en France, j'ai été surprise de ressentir l'effet inverse. J'avais l'impression que notre mode de vie était devenu extrêmement complexe. Nous possédons beaucoup de confort matériel, mais parfois moins d'occasions de vivre ces instants de simplicité où l'on prend le temps d'être ensemble.

Ce voyage m'a appris que le confort ne se mesure pas seulement à ce que l'on possède. Il se trouve aussi dans la qualité des relations humaines, dans les moments partagés et dans cette capacité à créer une véritable communauté, même avec très peu de moyens. C'est sans doute l'un des plus beaux enseignements que je rapporte de Sidi Wassay.

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Ambiance en vidéo

for the end

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Ce que le village m'a appris

First 

Les trois semaines passées à Sidi Wassay sont passées à une vitesse incroyable. Sans que nous nous en rendions compte, une routine s'était installée. Les journées étaient rythmées par le chantier, les repas partagés, les discussions jusque tard dans la soirée et les moments de vie avec les habitants. Ce qui nous semblait inconnu à notre arrivée était devenu notre quotidien.

Au fil des jours, les différences culturelles avaient laissé place à de véritables amitiés. Français et Marocains ne formaient plus deux groupes distincts : nous étions simplement des jeunes partageant une même aventure, apprenant les uns des autres au fil des journées.

Le moment du départ reste l'un des souvenirs les plus marquants de ce voyage. Nous savions que nous nous quittions sans savoir si nous aurions un jour l'occasion de nous revoir. Les adieux ont été profondément émouvants. Beaucoup d'entre nous ont pleuré, conscients que cette expérience avait créé des liens bien plus forts que nous ne l'aurions imaginé quelques semaines auparavant.

Ce voyage m'a également confrontée à une réalité que je ne connaissais pas : pour certains de nos amis marocains, voyager n'était pas aussi simple que pour nous. Les démarches administratives et les difficultés liées aux visas rendaient parfois impossible l'idée de se retrouver ailleurs dans le monde. Cette prise de conscience m'a fait réaliser que la liberté de voyager est un privilège que beaucoup ne peuvent pas exercer avec la même facilité.

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Au cours de notre séjour, j'ai également eu la chance d'être invitée à un mariage marocain. J'y ai découvert une célébration d'une richesse incroyable, où les traditions, la musique, les couleurs et le partage occupaient une place essentielle. Être accueillie dans un moment aussi important de la vie d'une famille a été un immense honneur et une formidable porte d'entrée vers la culture marocaine.

En rentrant en France, je me suis rendu compte que cette aventure avait profondément transformé de nombreuses personnes du groupe. Certains sont même retournés à Sidi Wassay les années suivantes, tant cette expérience avait marqué leur parcours.

Pour ma part, ce voyage a été le point de départ d'une nouvelle manière de regarder le monde. Il m'a appris que les rencontres les plus fortes naissent souvent lorsque l'on accepte de sortir de sa zone de confort, de prendre le temps d'écouter et de partager le quotidien des autres.

 

C'est au Maroc que j'ai compris, pour la première fois, que voyager pouvait transformer notre regard sur le monde… et sur nous-mêmes.

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La Guyane

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